mardi 3 mai 2016

Ludwigsburg Mars 1943 - La Débrouillardise (2) - Resourcefulness

Fin mars 1943, les pensionnaires de la baraque 4 commentaient lors de leur toilette du matin le départ d’un de leurs camarades qui avait filé dès que la sentinelle avait déverrouillé la porte de la baraque. Je reprends à nouveau le récit de Pierre Dulin : « Gros émoi dans le poste de garde. Une véritable commission d’enquête pénètre dans la baraque du drame. Le Kdoführer (kommandoführer : responsable du camp) plus un autre responsable et trois gardiens, avec le redoutable limier canin. Un des gardiens déniche sous le traversin de l’évadé une vieille culotte et la fait sentir au chien, celui-ci renifle consciencieusement et, par son attitude semble dire : « Ben quoi ! ça sent le prisonnier français et après ? ». On fait sentir la couchette : là le chien semble vouloir prendre une initiative, il saute sur la couchette, fait trois tours sur lui-même, renifle à nouveau, puis sourd aux injonctions « cherche ! », il se couche en rond avec l’intention manifeste de piquer une petite ronflette pour compenser une nuit sans sommeil. Quelques coups de bottes lui firent bien vite comprendre que ce n’était pas du tout ce qu’on attendait de lui et la commission d’enquête regagna le poste de garde, bredouille".
Récit de la débrouillardise française dans tout son « génie », même si le camarade évadé fut repris quelques jours plus tard. 
Quant au digne représentant de la race canine germanique, et néanmoins ami des prisonniers Français, il fut tué quelques mois plus tard par une bombe Américaine, alors qu’il accomplissait sa ronde nocturne. Comme quoi la bonté n’est pas toujours récompensée à sa juste valeur.



At the end of March 1943, the residents of barrack 4 commented during their morning grooming on the departure of one of their comrades who had left as soon as the sentry had unlocked the door of the barrack. I take up again Pierre Dulin's story: "Big emotion in the guard post. A real commission of inquiry entered the barracks of the tragedy. The Kdoführer (kommandoführer: camp leader) plus another leader and three guards, with the formidable dog bloodhound. One of the guards found an old panty under the bolster of the escaped prisoner and made the dog feel it, he sniffed conscientiously and, by his attitude seemed to say: "Well what! It smells like a French prisoner and then? ». We make the bunk feel: there the dog seems to want to take an initiative, he jumps on the bunk, makes three turns on himself, sniffs again, then deaf to the injunctions "look! ", he lies in a circle with the obvious intention of blowing a little snoring to compensate for a sleepless night. A few shots of boots quickly made him realize that this was not at all what was expected of him and the commission of inquiry returned to the guard post, empty-handed”.
An account of French resourcefulness in all its "genius", even if the escaped comrade was recaptured a few days later.
As for the worthy representative of the Germanic canine race, and nevertheless friend of the French prisoners, he was killed a few months later by an American bomb, while he was completing his night round. This shows that kindness is not always rewarded at its true value.


Dessin tiré du livre "Stalag VA"

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