jeudi 7 avril 2016

Les Distractions - Distractions


Au camp de Ludwigsburg les distractions étaient nombreuses contrairement aux kommandos où les prisonniers n’avaient que les conversations, les jeux de carte, de petits chevaux et autres, pour se distraire. Régulièrement des films étaient projetés à Ludwigsburg, des pièces de théâtre étaient jouées, des concerts étaient organisés, ainsi que des expositions artistiques ou artisanales en tout genre et mon père était toujours ébahi qu’avec si peu de choses ces artistes et artisans arrivent à créer. Ludwigsburg était la re-création d’un semblant de vie civile, voire « mondaine » derrière les barreaux. Les différents kommandos s’invitaient les uns les autres à l’occasion d’événements qu’ils organisaient. Bien sûr la barrière des langues faisait que les Français n’avaient guère de rapports qu’entre eux ou avec les Belges. Mais tout cela concourait à donner des distractions et à créer des relations entre prisonniers. Parfois un prisonnier en retrouvait un autre perdu de vue depuis des mois. Et quand un acteur retournait en France avec la relève, la troupe devait trouver un remplaçant qui était testé à l’occasion du premier spectacle auquel il prenait part. Courant 1942, « l’actrice » principale d’une troupe fut libérée et mon père se demandait si sa « remplaçante » serait aussi bonne actrice qu’elle. Il ne fut pas déçu. Tous ces spectacles et ces distractions en tout genre contribuaient bien sûr à maintenir le moral, mais aussi le lien entre ces hommes exilés.

At the Ludwigsburg camp there were many distractions, unlike the kommandos where the prisoners only had conversations, card games, little horses” game and others to entertain themselves. Films were regularly screened in Ludwigsburg, plays were performed, concerts were organised, as well as artistic or craft exhibitions of all kinds and my father was always amazed that with so little these artists and craftsmen could create. Ludwigsburg was the re-creation of a semblance of civil life, even "worldly" behind bars. The different kommandos invited each other to events they organized. Of course, the language barrier meant that the French had little contact with each other or with the Belgians. But all this contributed to distractions and relations between prisoners. Sometimes a prisoner would find another one who had been out of sight for months. And when an actor returned to France with the next generation, the troupe had to find a replacement who was tested during the first show in which he took part. In 1942, the main "actress" of a troupe was released and my father wondered if his "replacement" would be as good an actress as she was. He was not disappointed. All these shows and entertainments of all kinds helped to maintain morale, of course, but also the bond between these exiled men.

représentation théâtrale Ludwigsburg Stalag VA

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